Ce qui pend au nez des professionnels du bâtiment en matière de déchets…

La commission du développement durable de l’Assemblée nationale a consacré le principe de la création d’une filière REP (responsabilité élargie du producteur) dans le secteur du bâtiment, lors de l’examen du projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, vendredi dernier.

Cela va dans le sens du Sénat qui avait également voté en faveur de l’établissement d’une nouvelle filière REP pour les produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment.

C’est donc bel et bien ce qui pend au nez des professionnels du bâtiment à partir de 2022. Ces derniers, farouchement opposés à ce système, dénoncent un « projet écrit sans aucune évaluation de son impact économique ». Selon la filière, « si la reprise gratuite devait concerner tous les déchets du bâtiment, il y aurait une augmentation du prix des matériaux de construction comprise entre 8 et 10%. Ce qui serait insupportable pour les maîtres d’ouvrage et en totale contradiction avec la volonté des pouvoirs publics de diminuer les coûts de la construction ».

Réponse le 9 novembre prochain

Ils tentent néanmoins une dernière fois de faire valoir un mesure alternative en proposant d’y consacrer une enveloppe financière. Celle-ci soutiendrait « des actions communes comme la mise en place d’un système de traçabilité, le renforcement du maillage en points de reprise, la participation à la lutte contre les décharges sauvages » ainsi que « des actions dédiées à certaines filières de recyclage comme la reprise gratuite de déchets triés ».

Le mot de la fin appartient à l’Assemblée Nationale qui examinera le projet de loi en séance publique à partir du 9 décembre prochain. Suspens…