La FFB plaide pour le maintien du PTZ neuf dans les zones reculées

Le projet de loi de finances pour 2020 ne proroge pas le PTZ neuf hors grandes métropoles. C’est ce qu’annonçait le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin le 26 septembre dernier. « La niche fiscale du PTZ, qui, à 1 milliard d’euros (par an) n’est pas particulièrement basse, permet certes à des ménages d’acquérir des logements à un prix abordable mais a également des conséquences sur l’artificialisation des sols » justifiait-il.

Une décision que conteste fermement la FFB. Celle-ci rappelle que pourtant « (…) l’assouplissement des conditions de crédit a permis un rebond du neuf depuis le début 2019, qui se concentre sur les seuls territoires les moins denses ».

« Les logements individuels autorisés auraient ainsi reculé de 7 % à 8 % à la seule exception des territoires les moins urbanisés (la zone C) où la progression se lit à 4 % ! Ce redressement (+2 300 logements autorisés) permet même de compenser pour moitié le recul sur le reste du territoire (-4 200). Enfin, contrairement aux attentes, le rabotage du PTZ neuf n’a pas conduit à un reploiement du PTZ dans l’ancien, les deux segments ayant reculé en 2018 avant qu’en zones « non tendues » (B2 et C), le premier n’accélère 3,5 fois plus vite que le second sur le premier semestre 2019 ».

Les ménages jeunes ou modestes iront chercher des terrains moins chers, donc plus loin des zones urbaines pour réaliser leur rêve d’accession

Ainsi pour Jacques Chanut, président de la FFB, « tous ces éléments convergent pour démontrer que la suppression du PTZ neuf hors grandes métropoles se traduira par encore plus d’artificialisation des sols. Les ménages jeunes ou modestes, sans apport personnel, iront chercher des terrains moins chers, donc plus loin des zones urbaines pour réaliser leur rêve d’accession. Il y a là une injustice sociale difficile à comprendre, qui empêche les jeunes de pouvoir « construire au pays » !

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