Nouveau plan de rénovation énergétique des bâtiments

Après une concertation de plus de trois mois mobilisant les acteurs de la rénovation, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, ont présenté jeudi 26 avril le plan de rénovation énergétique des bâtiments. L’objectif : « La neutralité carbone en 2050 et la rénovation de 500 000 logements par an, dont la moitié occupée par des ménages aux revenus modestes », a déclaré Nicolas Hulot.

Le plan doit proposer des outils adaptés à tous et à toutes les situations, pour les logements comme les bâtiments tertiaires, et notamment publics, alors que le secteur du bâtiment représente 45 % de la consommation d’énergie finale et 27 % des émissions de gaz à effet de serre et que sept millions de logements sont mal isolés.

Si l’objectif est clair, la méthode semble plus contrastée, alternant entre une approche par étapes et la rénovation globale. « Il s’agit de permettre des parcours de rénovation « à la carte » et par étapes qui s’adaptent aux moments clés de la vie du ménage et de l’amélioration du logement, qui soient abordables pour les ménages peu disposés à  investir, qui favorisent les gestes élémentaires les plus performants et rentables » et « qui encouragent la massification des gestes élémentaires les plus performants (isolation des combles, isolation des murs, remplacement des systèmes de chauffage, etc.) », explique le ministère de la Transition écologique et solidaire avant de souligner que « les approches de rénovation plus globales et ambitieuses mais souvent encore trop difficiles à financer ont par ailleurs vocation à monter en puissance ».

Le gouvernement souhaite . . .

– Accompagner les ménages dans la rénovation de leur logement et lutter en priorité contre la précarité énergétique. – Faire des bâtiments publics des bâtiments exemplaires en matière d’efficacité énergétique.

– Créer une nouvelle dynamique de filière pour rénover plus, mieux et moins cher.

– Entraîner les territoires par la mobilisation des acteurs locaux.

. . . Et prévoit notamment de :

– Créer un fonds de garantie de plus de 50 millions d’euros pour aider 35 000 ménages aux revenus modestes par an. – Simplifier les aides en transformant le crédit d’impôt en une prime et en adaptant les prêts existants. – Fiabiliser l’étiquette énergie des logements, le diagnostic de la performance énergétique (DPE).

– Mieux former les professionnels et mieux contrôler la qualité des travaux en réformant le label RGE (reconnu garant de l’environnement) en investissant 30 millions d’euros dans la formation des professionnels et 40 millions d’euros dans l’innovation.

– Encourager une rénovation massive des bâtiments publics de l’État et des collectivités en mobilisant 4,8 milliards d’euros.

– Missionner une start-up pour accompagner la rénovation des bâtiments publics des collectivités en mutualisant les moyens afin de massifier les contrats, de réduire les coûts et de lever les freins contractuels, juridiques et institutionnels.

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