Les quatre grandes tendances du marché du bâtiment en 2016 et 2017

Les quatre grandes tendances du marché du bâtiment en 2016 et 2017

Jacques Chanut, président de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) a établi un bilan contrasté du marché du bâtiment, lors de son discours de clôture de l’année 2016. Il  laisse cependant entrevoir quelques bonnes perspectives.

Jacques Chanut président de la FFB © Philippe Bauduin.
Jacques Chanut président de la FFB © Philippe Bauduin.

Que faut-il retenir du marché du bâtiment 2016 ?

  1. Après huit années de crise, 2016 restera celle du retournement. De fait, la croissance du secteur s’établit à 1,9 % en volume »

  2. L’activité dans le neuf explique très largement cette tendance ».

  3. Côté non résidentiel neuf, grâce au redressement plus rapide que prévu des mises en chantier (+ 6,2 % hors locaux agricoles) la production ne recule que de 1,7 % en 2016″.

  4. Pour l’amélioration-entretien, l’année se solde sur un bien modeste + 0,5 % en volume. Malgré les lorenovefenetrepvcgammeecrinfotoliapuissantes incitations publiques, force est de constater que le segment de la rénovation énergétique peine toujours à décoller ».

     

Comment la FFB envisage l’année 2017 ?

  1. La croissance du bâtiment s’accentuera en 2017, à +3,4%. Ce bon chiffre doit cependant être remis en perspective, notamment au regard de la chute de – 21 % de l’activité entre 2007 et 2015. En volume, le niveau prévu pour 2017 se maintiendra en-deçà de celui de 2013, époque de basses eaux ».

  2. L’accélération 2017 de l’entretien-amélioration restera modeste, avec une hausse de la production limitée à + 0,9 % en volume ».

  3. Le marché du neuf connaîtra une forte expansion de + 7,0 %. Avec environ 408 000 mises en chantier, soit 29 000 unités de plus qu’en 2016, l’activité en logement neuf progressera de + 8,6 % ».

  4. Pour le non résidentiel neuf, hors locaux agricoles, les surfaces commencées afficheront une avance de + 5,6 %. Pour la première fois depuis neuf ans, l’activité renouera avec la croissance à hauteur de + 4,0 %. La

    Photo Gilles Bertrand
    Photo Gilles Bertrand

    production de bâtiments industriels et assimilés ainsi que de locaux commerciaux, accélèreront la cadence, avec des hausses d’environ + 10 %. L’activité en bureaux, sans décrocher, peinera toutefois à suivre le rythme. Enfin, les bâtiments administratifs suivront avec retard ».

    Des résultats inégaux

La FFB observe cependant de fortes disparités entre zones dynamiques (d’un point de vue économique et démographique) et zones en difficulté (ex: villes moyennes). Enfin, même dans les territoires où l’activité se redresse, les prix restent, pour l’heure, à des niveaux trop faibles pour assurer une rentabilité suffisante aux entreprises. Le risque de décrochage reste fort.

 


 

 

 

 

 

 

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