Volet roulant : quelles ont été les grandes tendances en 2016 ?

Volet roulant : quelles ont été les grandes tendances en 2016 ?
Commençons par une bonne nouvelle : le CITELe CITE est la contraction de Crédit d'Impôt de Transition... (Crédit d’Impôt de Transition Énergétique) a donné un vrai coup de booster aux volets roulants sur la partie rénovation. Tous les acteurs s’en félicitent.

Autre bonne nouvelle : pour le neuf, les prévisions de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) envisagent une reprise qui concernera les professionnels du volet roulant probablement aux alentours printemps 2017. D’autant que la RT 2012La réglementation thermique RT 2012 est applicable à tous ... favorise les grandes baies. Certains constatent déjà cependant un frémissement en négoce, notamment au niveau de coffres tunnel.

Du mieux mais…

En constructions neuves, le démarrage est bien là. Mais il sera bien difficile d’atteindre les niveaux d’avant la crise. «Nous sommes plutôt en perte de valeur sur les chantiers qui redémarrent » indique le chef de file du groupement, Dominique Combes. «En 2007, nous pouvions proposer des prestations un peu plus élevées. Sur la partie chantier, la négociation s’effectue essentiellement sur le prix». Il existerait donc une nette différence avec le secteur de l’habitat individuel, du particulier, dont les demandes augmentent en valeur.

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Lames thermiques Flip

Lames thermiques  : en progression

Côté produits, les fabricants proposant des lames thermiques en aluminium (dotées d’un revêtement à faible émissivité) qui répondent aux exigences du CITE, voient leur part de marché progresser. L’aluminium est aussi apprécié pour sa robustesse en grandes largeurs, face au vent. Mais l’essentiel des ventes s’effectue avec des tabliers PVC. Reste qu’aujourd’hui, l’offre française de volets roulants est plus importante que la demande. Le marché serait-il arrivé à maturité ? Difficile d’exporter un produit parfaitement adapté au marché français. Chaque pays a ses particularités, ses habitudes, ses modes de construction, d’implantation, ses prix.

volet roulant Flip
©Flip

Miser sur la fiabilité du volet roulant

Quoi qu’il en soit, les volets roulants continuent à évoluer dans le bon sens. Ils ont gagné en fiabilité et en durabilité: traitements anticorrosion, ralentis de fin de course, sécurité anti-relevage, résistance au vent, etc.Normes, réglementations et certifications ont aussi contribué à améliorer la qualité du produit et le professionnalisme des interventions. D’autant que le consommateur devient de plus en plus intolérant face aux défauts. Les fabricants procurent en parallèle des garanties légales de plus en plus longues, contribuant ainsi activement à cette montée en qualité générale des produits. Le développement doit donc s’envisager ailleurs.

Nouvelles perspectives côté moteurs

Ainsi par exemple, la forte motorisation des volets roulants chez le particulier ouvre des perspectives. Les nouvelles technologies embarquées dans les moteurs de ces fermetures facilitent leur pose, leur réglage, leur maintenance, mais aussi le confort (plus silencieux) et la sécurité des usagers. Elles permettent aussi de faire évoluer les fonctionnalités du produit dans le temps, avec un argumentaire très vendeur du type : « si vous le voulez, vous pouvez demain le connecter à votre smartphone». Car la possibilité de commander son volet avec un smartphone ou une tablette révolutionne actuellement l’usage des objets connectés dans la maison. Les commandes par horloge horaire se développent aussi. Mais il manque encore à intégrer ce ‘petit étage supplémentaire’ qu’est l’asservissement à un capteur (lumière, température) qui améliore le confort et accroît les économies d’énergie.

Volets roulants C2R
©C2R

Monter en compétence

Or, si le client final avait besoin d’un électricien domoticien pour connecter de tels équipements dans le passé, ce n’est plus le cas. La revalorisation du produit passe donc aussi par la montée en compétences des entreprises de pose. Les installateurs intervenant en rénovation sont souvent plus aguerris à gérer des situations complexes, d’autant qu’ils posent aussi des stores bannes avec anémomètre, par exemple. Mais certains craignent encore de s’orienter vers la domotique : il faut se former, être capable d’assurer la maintenance et de paramétrer les systèmes. Tout cela a un coût et il s’agit encore d’un marché de niche. Pourtant, il continue inexorablement à grignoter du terrain et génère de belles ventes : il ne s’agit pas d’un mirage.

 

Cet article a été réalisé à la suite d’une table ronde organisée avec les membres du groupement « volets roulants » du SNFPSA.

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