Plateforme Web : mais de quoi parlons nous ?

Plateforme Web : mais de quoi parlons nous ?

Selon la FFB, les communications autour de l’uberisation de tel ou tel secteur économique se multiplient. Mais ce terme reflète mal la complexité de la situation. Elle préfère utiliser celui de « plateformisation ».

Une plateforme c’est quoi ?

Les plateformes sont en fait de nouvelles formes d’organisation qui s’appuient sur les technologies de l’information (numérique, algorithme, intelligence artificielle etc.).
Leur intérêt réside dans la double capacité à coordonner les relations entre plusieurs
acteurs d’un marché et à développer un écosystème autour d’elles. Ainsi par exemple,
Tripadvisor a commencé par collecter des avis clients sur les hôtels du monde entier. Il a ensuite offert la possibilité d’effectuer une réservation par son biais.

Nous distinguons de façon générale :

  • les plateformes dites « peer to peer« , mettant en relation des particuliers avec d’autres particuliers,
  • les plateformes « pro to peer« , mettant en relation des professionnels avec des particuliers.

Il existe également différents types de plateformes, et notamment :
les plateformes de biens (exemple : Airbnb pour la mise à disposition de logements de
particuliers, Leboncoin initialement conçu pour la revente d’objets de seconde main,
Drivy qui permet de louer des voitures entre particuliers etc. ) ;
les plateformes de travail (exemple : Uber qui met en relation VTC – Véhicule de Transport avec Chauffeur-  et clients).

Plateforme et bâtiment : un secteur explosif

Le secteur du bâtiment n’échappe pas à ce marché : le nombre de plateformes numérique explose. Une réalisée début 2017 en a recensé plus de 150, dont la plupart se sont créées à partir de 2011. Cette tendance se poursuit encore à un rythme soutenu. La FFB constate ici trois grands modèles de fonctionnement :

  1. Les « peer to peer » : des plateformes centrées sur le bricolage et les peti
    Ce type d’annonce sur une plateforme Web peut susciter la confusion…

    ts travaux, mais conçues avec une frontière floue et poreuse pour les travaux d’entretien (rénovation du bâtiment), axées sur la mise en relation de bricoleurs et de micro-entrepreneurs.

  2. Les « pro to peer » : des plateformes qui tentent de se positionner sur un marché plus structuré. Ici le filtrage des offreurs et la qualification de la demande font partie de la prestation. Le panier moyen est plus important.
  3. Les « pro to pro » : principalement des systèmes de « plateformisation » de services entre professionnels. Exemple : approvisionnement des distributeurs à destination des entreprises.

Dans le domaine des plateformes de travaux, à ce jour, aucun acteur ne domine le marché et aucun modèle ne se distingue plus qu’un autre pour sa pertinence. Mais la FFB entend défendre les intérêts de l’ensemble des professionnels du bâtiment par des actes forts et multiples.

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