Marquises habille Roland-Garros

Le dimanche 26 mai 2019, les amateurs de Roland-Garros découvriront un nouveau court de tennis « Simonne Mathieu » en hommage à l’ancienne numéro un tricolore des années trente. Celui-ci est conçu tel un écrin de verre avec six serres autour abritant des plantes des quatre coins du monde. C’est l’agence Marc Mimram Architecture & Associés qui était chargée de sa réalisation.

Construit sur une partie du Jardin des Serres d’Auteuil – classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques – ce bâtiment avait pour instruction de s’intégrer à l’architecture de la fin du XIXe siècle et assurer une continuité. « Le challenge était d’inscrire ces serres dans l’esprit de l’architecte de l’époque, Jean Camille Formigé, tout en les réinterprétant sous un aspect plus contemporain », explique Martin Fougeras Lavergnolle, associé de l’agence Mimram. L’architecte reprend ainsi les vitrages sous forme de petites écailles en simple vitrage et les déploie sous des dimensions plus étendues?: 1m30 sur 1m80 avec double vitrage. Les stores à enroulement – à l’époque manuels – sont automatisés. « Il y a des moteurs en pied de serre, chaque moteur actionnant 15 stores », précise Martin Fougeras Lavergnolle.

Ces protections solaires sont celles de la marque Marquises. Elles ont été conçues, fabriquées et posées par OFB sur la demande de l’architecte. « D’un gris discret et épousant au plus près la forme de la serre depuis l’extérieur, elles conservent l’aspect « écailles » de l’ouvrage », décrit Philippe Hug, le responsable chantier. Pour l’aspect technique, ce dernier précise?: « chaque trame de charpente, tous les quatre mètres environ, sépare un groupe de cinq stores. Chaque store est équipé de trois toiles distinctes ». Le pilotage de l’ensemble est assuré par une GTC (gestion technique centralisée) qui permet d’arrêter les stores à tout moment, dans n’importe quelle position, selon des conditions météorologiques. « Cette GTC actionne également le chauffage, la brumisation et la ventilation », confirme l’architecte. Si l’esthétique ne tranche pas avec le passé, la technologie moderne est donc bel et bien présente.

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