C’est désormais un fait établi, les protections solaires sont plus efficaces quand elles sont automatisées. Un système de gestion qui s’intègre pleinement dans la RE2020. Précision avec la fiche d’application rédigée par la DHUP.

Grâce à l’automatisation des protections solaires (contre une utilisation manuelle), la température intérieure peut diminuer de 4 à 7°C lors des pics de chaleur en été et la consommation de chauffage baisser de 10 à 30 % en hiver. C’est ce qu’indique la simulation Somfy, validée par Carbone 4, selon la taille du logement, sa localisation, son ancienneté et pour un bâtiment équipé de volets roulants. Si la RE 2020 n’impose pas l’automatisation, les gains pour le confort d’été lient néanmoins fortement la réglementation à cette pratique de gestion des protections solaire.

Pour plus de précision, la Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP, dépendant du ministère de la Transition écologique), avec l’appui du Pôle habitat, d’Ignies et du Groupement Actibaie, a rédigé une fiche d’application sur la « gestion automatique des protections mobiles ». Celle-ci précise la notion de gestion automatique des protections mobiles dans le cadre de la RE 2020.

L’horloge crépusculaire

Il existe trois façons de gérer ses protections mobiles (volets, stores enroulables et stores vénitiens) : manuelle, manuelle motorisée et automatique. Cette dernière est définie comme « un système programmable de pilotage des protections mobiles prenant en compte l’éclairement extérieur, la température intérieure du local considéré, l’occupation / inoccupation du local et la saison (hiver, mi-saison, été) ». La prise en compte de ces paramètres mène à l’ouverture et à la fermeture totale ou partielle des protections mobiles. L’optimum de fermeture différant avec l’absence de rayonnement solaire, la méthode de calcul de la RE2020 prend en compte deux gestions automatiques différenciées des protections solaires entre le jour et la nuit : l’horloge crépusculaire et l’horloge personnalisable. Elle prévoit ainsi trois modes de gestion jour/nuit.

Le niveau 0, sans horloge et donc sans distinction entre le jour et la nuit. La position de la protection solaire est définie selon les critères de jour, quel que soit le moment de la journée.

Le niveau 1, avec horloge crépusculaire. Le paramètre « jour » est lié à l’éclairement incident sur la baie concernée.

Le niveau 2, avec l’horloge personnalisable. Le paramètre « jour » dépend de données pré-définies comme les heures de début et de fin selon la saison. L’occupant des lieux doit pouvoir modifier les réglages.

Capteurs et stations météo

Lors de gestion automatique des protections solaires, deux sources peuvent être utilisées pour recueillir des informations afin de gérer les protections en temps réel, tout au long de l’année, en fonction de l’éclairement incident de la baie, de la température intérieure du local, de son occupation (ou inoccupation) déclarée par les occupants et de la saison.

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D’abord des capteurs intégrés au bâtiment, un par opération et autant que nécessaire pour que, grâce à une programmation, le rayonnement incident soit décliné par baie, et ce en tenant compte de l’orientation et de l’inclinaison de chacune d’entre elles.

Ensuite les stations météo à proximité du bâtiment ou satellitaires. Les stations à proximité du bâtiment, grâce à une logique de programmation, permettent de modéliser le décalage temporel des nuages par rapport au bâtiment. Leur emplacement assure une modélisation fiable de l’éclairement incident au niveau du bâtiment au moins 360 jours par an. Les données météo satellitaires permettent quant à elle de déterminer l’éclairement total (direct et diffus) au niveau du bâtiment. Dans les deux cas, ces données météo sont fournies gratuitement à l’occupant pour une durée minimale de 10 ans, avec une interruption cumulée annuelle inférieure à 24 heures.

À noter que la température intérieure de chaque local comportant une baie avec protection mobile à gestion automatique est mesurée et intégrée dans la logique de pilotage de la protection. De plus, cette dernière prend en compte l’occupation et l’inoccupation déclarée par l’occupant et inclut une gestion distincte suivant au moins trois « saisons » différentes (hiver, été, mi-saison).