Le marché de la construction neuve confirme sa reprise

Le marché de la construction neuve confirme sa reprise

Selon la FFB, la reprise de l’activité dans le bâtiment se confirme. Elle semble effective depuis la mi-2016, même si elle ne s’observe pas sur tout le territoire. Elle concerne presque exclusivement la construction neuve. Cette embellie n’est d’ailleurs pas une spécificité française.

La reprise économique est générale avec un redressement synchrone des PIB (en volume). Source : calculs FFB d’après Eurostat et OCDE.

Les ventes de logement en construction neuve progressent

Dans un contexte de stabilisation à haut niveau de la commande locative sociale, l’envolée des ventes de logements neuf du secteur privé ferait sentir ses effets. Elles ont progressé de 20 % en glissement annuel sur douze mois à fin janvier 2017, dans l’individuel diffus d’après le Markemétron. Côté promoteurs, leurs ventes s’inscrivent en hausse de 21 % sur 2016.

Les statistiques officielles de permis et mises en chantier suivent le mouvement, avec des progressions respectives de 15,5 % et 8,5 % en glissement annuel sur trois mois à fin février 2017. Selon la FFB un peu moins de 410 000 logements devraient être mis en chantier en 2017, soit une hausse de 8 %.

Le soutien du locatif social perdure. Source : FFB d’après Ministère du Logement et de l’Habitat durable

Comment expliquer cette hausse ?

Cette phase de croissance s’explique notamment par le retour en force de la primo-accession, y compris sociale et intermédiaire. En revanche, la croissance en non résidentiel neuf est plus lente. La fédération table sur une hausse de 5,6 % des surfaces commencées en 2017.

Reste qu’environ 80 % des surfaces neuves construites, logement et non résidentiel confondus, relèvent des 20 % de communes qui construisent le plus. Cette forte concentration du neuf semble structurelle. Elle varie peu quelle que soit la conjoncture.

Le non résidentiel neuf en croissance lente

Petit bémol cependant : la croissance en non résidentiel neuf est plus lente. La FFB table sur une hausse de 5,6 % des surfaces commencées en 2017.

Une rénovation à la traîne

Plus inquiétant : aucun signe d’embellie n’est constaté pour l’amélioration-entretien. Cette activité représentait tout de même 59 % de l’activité bâtiment en 2016. La FFB n’envisage pour ce secteur qu’une modeste croissance d’activité en 2017, à + 0,9 % en volume.

Les prix restent un frein

Enfin, les prix des marchés se maintiennent à des niveaux encore trop bas. Les marges peinent donc à se ressaisir et l’état de trésorerie des entreprises du secteur inquiète toujours.

Source : INSEE

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